Dans un temple hindou, une divinité se reconnaît à un ensemble de signes :

le nombre de bras, les objets qu’elle tient, sa coiffure, sa posture, l’animal qui l’accompagne ou encore les personnages placés à ses pieds.

Ces attributs forment un véritable langage. La conque et le disque désignent Vishnou ; le trident et le troisième œil, Shiva ; la vînâ, Saraswati ; la flûte, Krishna. Les animaux ont également leur importance : beaucoup de divinités possèdent un vahana, un véhicule ou une monture qui participe pleinement à leur iconographie.

Quelques récits suffisent ensuite à donner sens à ces images.


GANESHA — Commencements, intelligence et savoir

Qui est-il ?

Ganesha, fils de Shiva et de Parvati, est l’une des divinités les plus populaires de l’Inde. Il préside aux commencements, à l’intelligence, au discernement et au savoir.

Son nom Vighneshvara, « Seigneur des obstacles », exprime l’un de ses grands pouvoirs : il maîtrise les obstacles et peut favoriser la réussite d’une entreprise.

Pourquoi a-t-il une tête d’éléphant ?

Selon l’un des récits les plus célèbres, Parvati crée un garçon et lui confie la garde de sa porte pendant son bain. Shiva survient. L’enfant, qui ignore son identité, lui interdit d’entrer.

L’affrontement se termine par la décapitation du garçon.

Devant la douleur et la colère de Parvati, Shiva lui rend la vie en lui donnant une tête d’éléphant. Il reconnaît alors Ganesha comme son fils et lui accorde une place éminente parmi les dieux.

D’autres textes donnent des versions différentes de sa naissance, comme souvent dans la mythologie hindoue.


Ganesha et le Mahabharata

Ganesha possède aussi un lien privilégié avec l’écriture et l’étude.

Une tradition en fait le scribe du sage Vyasa, auteur inspiré du Mahabharata. Vyasa dicte l’immense épopée tandis que Ganesha la met par écrit sans interruption.

Une tradition populaire relie cet épisode à sa défense brisée : son instrument d’écriture s’étant cassé, Ganesha aurait brisé sa propre défense pour poursuivre la transcription.

Ganesha devient ainsi une figure particulièrement familière aux étudiants, aux écrivains et à tous ceux qui entreprennent un travail intellectuel.

Ses attributs

La tête d’éléphant constitue son signe le plus évident. Il présente généralement un ventre généreux et plusieurs bras.

Il peut tenir une hache, un nœud coulant, sa défense brisée et une friandise ronde appelée modaka. Une petite souris ou un rat, son vahana, apparaît souvent à ses pieds.

Comment le reconnaître ?

La tête d’éléphant permet une identification immédiate. La défense cassée, les modaka et la petite souris complètent l’iconographie.

Comment le prie-t-on ?

Ganesha est invoqué au commencement : voyage, mariage, cérémonie, études, activité professionnelle ou projet nouveau.

Fleurs, fruits et douceurs lui sont offerts. Parmi ses mantras les plus connus figure :

Om Gam Ganapataye Namah.

Lien avec le yoga

Ganesha est invoqué dans certaines traditions au début d’une pratique afin de favoriser la connaissance et de lever les obstacles qui entravent le chemin spirituel.

Dans certains systèmes tantriques, il est également associé au muladhara, le centre subtil situé à la base du corps.


SHIVA — L’ascète et le maître du yoga

Qui est-il ?

Shiva est l’une des grandes divinités de l’hindouisme et la figure suprême des traditions shivaïtes.

Ascète, méditant, époux de Parvati et père de famille, il porte aussi la puissance de transformation et de dissolution qui permet au monde de se renouveler.

Deux images expriment particulièrement sa nature : le yogi immobile dans la méditation et Nataraja, le Seigneur de la danse, dont le mouvement anime le cosmos.

Pourquoi le Gange coule-t-il de ses cheveux ?

La déesse Ganga, personnification du Gange céleste, doit un jour descendre sur Terre. La puissance de sa chute menace cependant de ravager le monde.

Shiva reçoit alors le fleuve dans son immense chevelure emmêlée. Ses mèches retiennent et divisent le torrent avant de laisser ses eaux gagner la Terre.

Le Gange apparaît ainsi dans l’iconographie de Shiva sous la forme d’un flot surgissant de ses cheveux ou d’une petite figure féminine placée dans sa coiffure.

Ses attributs

Shiva porte le trident (trishula), le petit tambour damaru, des serpents et un croissant de lune. Ses longues mèches rappellent son identité d’ascète. Un troisième œil s’ouvre sur son front.

Sa monture est le taureau Nandi, que l’on rencontre très souvent face au sanctuaire de Shiva.


Shiva Nataraja

Sous la forme de Nataraja, Shiva danse au centre d’un cercle de flammes.

Une main porte le damaru, associé au déploiement du monde ; une autre tient le feu de sa dissolution. Une main effectue le geste de protection, abhaya mudra. Sous son pied gît Apasmara, figure de l’ignorance spirituelle.

La danse rassemble ainsi création, maintien, dissolution et libération.

Comment le reconnaît-on ?

Le troisième œil, le trident, les cheveux de l’ascète et la présence de Nandi sont ses principaux signes.

Dans l’image de Nataraja, la danse au centre du cercle de flammes rend son identification immédiate.

Comment le prie-t-on ?

Shiva est très fréquemment vénéré sous la forme du lingam.

Lors de l’abhisheka, les fidèles versent rituellement sur celui-ci de l’eau, du lait et d’autres substances consacrées. Les feuilles de bilva comptent parmi ses offrandes traditionnelles.

Son grand mantra dévotionnel est :

Om Namah Shivaya.


Shiva, Shakti et le yoga

Shiva est l’une des grandes figures du yogi dans la tradition indienne : ascète, méditant et maître de la connaissance intérieure.

Dans de nombreuses traditions tantriques, Shiva figure la conscience et Shakti sa puissance de manifestation. Shakti déploie les formes, le mouvement, la création et la transformation du monde.

Cette union trouve une expression saisissante dans Ardhanarishvara, forme divine dont une moitié est Shiva et l’autre Parvati. Un seul corps réunit conscience et puissance.

Dans certaines traditions tantriques du yoga, cette puissance est également pensée dans le corps humain sous la forme de la kundalini-shakti.


PARVATI — La montagne, l’ascèse et l’union avec Shiva

Qui est-elle ?

Parvati est l’épouse de Shiva et la mère de Ganesha et de Skanda. Son nom signifie « fille de la montagne » : elle est fille d’Himavat, personnification de l’Himalaya.

Elle incarne la Déesse sous une forme souveraine et paisible, associée à l’amour, au mariage, à la fécondité et à la puissance de l’ascèse.

Parvati conquiert Shiva par l’ascèse

Après la disparition de Sati, précédente épouse de Shiva, le dieu se retire dans la méditation.

Sati renaît sous la forme de Parvati. Désireuse d’épouser Shiva, elle entreprend un tapas, une ascèse d’une intensité exceptionnelle. Sa discipline et sa détermination conduisent finalement Shiva à l’accepter comme épouse.

Leur union occupe une place centrale dans l’iconographie hindoue : l’ascète et la fille de la montagne forment le couple divin Shiva-Parvati.

Ses attributs

Parvati apparaît généralement richement parée, avec une attitude calme et une silhouette élégante. Elle peut tenir une fleur ou un lotus.

Dans les bronzes du sud de l’Inde, son corps adopte volontiers le tribhanga, posture souple organisée selon trois inflexions.

Son entourage facilite souvent son identification : Shiva, Ganesha, Skanda ou Nandi.

Comment la reconnaît-on ?

Une déesse élégante et paisible placée auprès de Shiva est fréquemment Parvati.

Dans l’art du sud de l’Inde, Shiva et Parvati peuvent apparaître avec leur fils Skanda entre eux : cette composition familiale porte le nom de Somaskanda.

Comment la prie-t-on ?

Parvati est honorée sous de nombreux noms et formes. Les fidèles s’adressent à elle pour le mariage, la fécondité, la famille, la protection et la force intérieure.

Lien avec le yoga

L’ascèse de Parvati lui confère une véritable dimension yogique.

Plusieurs textes tantriques adoptent la forme d’un dialogue entre Shiva et la Déesse. Questions et réponses deviennent le cadre de transmission d’enseignements consacrés à la méditation, au mantra, au corps subtil et à la libération.


DURGA — Celle qui terrasse le démon-buffle

Qui est-elle ?

Durga est la grande déesse guerrière et protectrice. Son combat contre Mahishasura, le démon-buffle, constitue l’un des grands récits du Devi Mahatmya.

Le Devi Mahatmya — « Gloire de la Déesse » — est un texte sanskrit intégré au Markandeya Purana et composé autour des Ve–VIe siècles. Ses quelque sept cents versets expliquent son autre nom, Durga Saptashati, « les Sept Cents de Durga ».

Le texte occupe une place majeure dans les traditions shakta, pour lesquelles la Déesse, Devi, constitue la puissance divine suprême. Il raconte notamment ses grandes victoires contre les forces démoniaques.

Comment Mahishasura devient-il si puissant ?

Mahishasura, dont le nom signifie « démon-buffle », accomplit de grandes austérités et obtient un privilège qui le protège de la mort face aux hommes.

Certain de sa puissance, il affronte les dieux, les vainc et s’empare de leur souveraineté.

Les puissances des dieux se rassemblent alors et donnent naissance à Durga. Chacun lui confie ses armes : Shiva son trident, Vishnou son disque et les autres dieux leurs propres armes.

Durga concentre ainsi dans ses nombreux bras les puissances divines nécessaires au combat.

Après une bataille gigantesque, Mahishasura prend notamment la forme du buffle. Durga le terrasse au moment où le démon surgit de son enveloppe animale.

Cette victoire porte le nom de Mahishasuramardini, « celle qui terrasse Mahisha ». L’iconographie montre précisément Durga utilisant les armes reçues des dieux contre le démon.

Ses attributs

Durga possède plusieurs bras portant trident, disque, épée, arc et autres armes.

Son vahana est le lion, parfois remplacé par un tigre dans certaines traditions iconographiques.

Comment la reconnaît-on ?

Les nombreux bras armés et le lion indiquent généralement Durga. Le buffle terrassé à ses pieds identifie directement son combat contre Mahishasura.

Comment la prie-t-on ?

Durga est honorée comme puissance protectrice et victorieuse.

Son culte prend une ampleur particulière pendant Navaratri, les « neuf nuits » consacrées à la Déesse, et lors de Durga Puja, particulièrement importante au Bengale.


Shakti et yoga

Le mot shakta désigne les traditions centrées sur la Déesse et sur Shakti, la puissance divine.

Le tantra shakta a développé de nombreuses pratiques de mantra, visualisation, méditation et culte de la Déesse. Certaines traditions yogiques tantriques décrivent également la kundalini-shakti, puissance présente dans le corps subtil.


KALI — Le temps, la mort et la puissance de la Déesse

Qui est-elle ?

Kali est l’une des formes les plus puissantes de la Déesse. Son nom est associé à kala, le temps, et à kali, « la noire ».

Son corps sombre, sa langue déployée, ses armes et ses têtes coupées donnent une forme visible au temps qui consume les êtres et à la puissance qui anéantit les forces démoniaques.

Le Devi Mahatmya, composé autour du VIe siècle, fournit l’une des premières grandes descriptions de Kali. Elle y apparaît sur le champ de bataille comme manifestation terrible de la Déesse.


Chanda et Munda

Durga combat les armées des démons Shumbha et Nishumbha.

Shumbha envoie contre elle deux chefs, Chanda et Munda. La colère de Durga devient si intense que Kali surgit de son front, noire, décharnée, les cheveux défaits et la bouche béante.

Kali se jette sur l’armée, tue Chanda et Munda et apporte leurs têtes à Durga.

Durga lui donne alors le nom de Chamunda, formé à partir des noms des deux démons.


Raktabija, le démon au sang-semence

Un autre démon possède un pouvoir extraordinaire.

Son nom, Raktabija, signifie littéralement « celui dont le sang est semence ».

Chaque goutte de son sang qui atteint le sol fait apparaître un nouveau démon semblable à lui. À mesure que les déesses le blessent, son armée se multiplie.

Kali déploie alors sa langue et recueille son sang avant qu’il n’atteigne la terre. Raktabija perd ainsi son pouvoir de multiplication et peut être vaincu.

Le récit éclaire directement l’iconographie de Kali : la bouche ouverte, la langue déployée, le sang et le champ de bataille appartiennent à son identité mythologique.

Ses attributs

Kali possède généralement un corps noir ou bleu sombre, des cheveux défaits et une langue rouge sortie de la bouche.

Elle peut porter une épée, une tête tranchée et une guirlande de têtes ou de crânes.

À partir de l’époque moderne, particulièrement au Bengale, une image devenue célèbre la montre debout sur Shiva. Elle y est également honorée sous le nom de Ma Kali, Mère Kali.

Comment la reconnaît-on ?

La combinaison corps sombre, langue rouge déployée et guirlande de têtes ou de crânes est particulièrement caractéristique.

Comment la prie-t-on ?

Son culte est très important au Bengale. Puja, fleurs, lampes, nourriture et mantras accompagnent sa dévotion. Kali Puja, célébrée à l’époque de Diwali, constitue l’un des grands moments de son culte.

Lien avec le yoga

Kali occupe une place majeure dans plusieurs traditions tantriques shakta.

Entre le VIIIe et le XVIe siècle, les développements du tantra lui donnent une portée métaphysique considérable : Kali peut représenter la puissance fondamentale du réel et le temps dans lequel toutes les formes apparaissent et disparaissent.

Mantra, méditation, visualisation et pratiques rituelles consacrées à la Déesse appartiennent à cet univers tantrique.


VISHNOU — Le protecteur de l’ordre cosmique

Qui est-il ?

Vishnou est l’une des principales divinités de l’hindouisme et la figure suprême des traditions vaishnavites.

Il veille au maintien du dharma, l’ordre qui soutient le monde. Lorsque cet ordre est menacé, Vishnou se manifeste sous différentes formes, les avatars. Rama et Krishna sont les plus célèbres.

Ses attributs

Ses quatre bras portent généralement :

– la conque (shankha) ;
– le disque (chakra) ;
– la massue (gada) ;
– le lotus (padma).

Sa monture est Garuda, être divin à forme d’homme-oiseau associé à l’aigle.

Pourquoi Vishnou repose-t-il sur un serpent ?

Une autre grande image montre Vishnou étendu sur les anneaux du serpent cosmique Shesha, également appelé Ananta, « l’Infini ».

À la fin d’un âge du monde, le cosmos retourne à l’océan primordial. Vishnou repose alors sur Shesha dans l’attente d’un nouveau cycle.

Au moment de la recréation, un lotus surgit du nombril de Vishnou. Brahma apparaît sur cette fleur et crée le nouveau monde.

Le serpent devient ainsi le support du dieu au milieu des eaux cosmiques, ses multiples têtes formant un dais protecteur au-dessus de Vishnou.

Comment le reconnaît-on ?

La conque et le disque constituent les indices les plus sûrs sur une statue debout.

Dans la forme appelée Anantashayana, Vishnou repose sur le grand serpent à plusieurs têtes.

Comment le prie-t-on ?

La puja associe fleurs, lumière, encens, nourriture consacrée et récitation des noms divins.

La bhakti, dévotion personnelle au dieu, tient une place fondamentale dans les traditions vaishnavites. Cette dévotion s’adresse également à Vishnou sous les formes de Rama et Krishna.

Lien avec le yoga

Le lien apparaît avec une force particulière dans la Bhagavad-Gita, où Krishna enseigne plusieurs disciplines du yoga : action, connaissance, méditation et dévotion.


LAKSHMI — Prospérité et abondance

Qui est-elle ?

Lakshmi, également appelée Shri, est la déesse de la prospérité, de la fortune, de la beauté, de la fécondité et du bon augure.

Elle est l’épouse de Vishnou et l’une des grandes figures divines de la vie familiale et domestique.

Pourquoi les éléphants l’arrosent-ils ?

Dans sa forme de Gaja-Lakshmi — gaja signifie « éléphant » — Lakshmi apparaît entre deux éléphants qui l’honorent ou versent de l’eau sur elle.

Cette eau évoque à la fois le bain de consécration (abhisheka) et les pluies fécondantes de la mousson.

Les éléphants sont associés aux nuages chargés d’eau, à la puissance royale et à la fécondité. Leur présence auprès de Lakshmi rassemble ainsi eau, fertilité, souveraineté, abondance et bon augure. Le Met souligne cette ancienne association entre Gaja-Lakshmi et les pouvoirs vivifiants de la mousson.

Ses attributs

Le lotus est son principal attribut. Elle peut avoir deux ou quatre bras et effectuer des gestes de protection ou de don.

Dans l’iconographie moderne, des pièces d’or peuvent également s’écouler de sa main.

Comment la reconnaît-on ?

Le lotus constitue le premier indice. La présence de deux éléphants disposés symétriquement autour de la déesse caractérise Gaja-Lakshmi.

Comment la prie-t-on ?

Lakshmi est invoquée pour la prospérité, la fécondité, la réussite et le bon augure.

Son culte occupe une place particulièrement importante pendant Diwali : maisons et commerces sont nettoyés et illuminés pour accueillir sa présence.

Lien avec le yoga

Lakshmi appartient également à certains courants tantriques. Sous le nom de Kamalatmika, « celle du lotus », elle figure parmi les formes de la Déesse développées dans certaines traditions shakta.

Dans un contexte yogique plus large, elle demeure principalement associée à l’abondance, à l’harmonie et au caractère favorable de l’existence.


BRAHMA — Le créateur aux quatre visages

Qui est-il ?

Brahma est le dieu associé à la création et à l’ordonnancement du cosmos.

Avec Vishnou et Shiva, il appartient à la Trimurti, formulation théologique réunissant création, préservation et dissolution-transformation.

Pourquoi possède-t-il quatre visages ?

Ses quatre visages regardent les quatre directions de l’espace. Ils sont également associés aux quatre Vedas, les grands corpus de la révélation védique.

Les récits mythologiques donnent différentes explications à leur apparition. L’un d’eux raconte que Brahma engendre une femme d’une grande beauté, appelée Shatarupa dans certaines versions. Lorsqu’elle se déplace autour de lui, de nouveaux visages apparaissent afin que son regard puisse suivre les différentes directions.

L’iconographie retient surtout l’image cosmique : Brahma regarde simultanément vers les quatre points cardinaux.

Ses attributs

Brahma possède quatre têtes et généralement quatre bras.

Il peut tenir les Vedas, un rosaire (akshamala), un récipient à eau (kamandalu) et un instrument utilisé pour le sacrifice rituel. Il porte parfois une barbe de sage.

Son vahana est le hamsa, généralement représenté comme une oie ou un cygne.

Comment le reconnaît-on ?

De face, trois visages sont généralement visibles ; le quatrième se trouve à l’arrière de la tête. Cette particularité suffit souvent à identifier Brahma.

Comment le prie-t-on ?

Brahma possède une place importante dans les récits de création et dans l’univers rituel hindou. Ses sanctuaires propres sont relativement peu nombreux. Celui de Pushkar, au Rajasthan, est le plus célèbre.

Lien avec le yoga et la philosophie

La proximité des mots Brahma et Brahman mérite une explication.

Brahma est le dieu créateur représenté avec quatre visages.

Brahman désigne, dans les Upanishads et le Vedanta, la réalité absolue, fondement ultime de l’existence. La connaissance de Brahman occupe une place essentielle dans le jñāna, la voie de la connaissance, et dans plusieurs traditions philosophiques qui ont profondément influencé le yoga.

L’iconographie de Brahma — quatre directions, quatre Vedas, instruments rituels — exprime quant à elle sa fonction de créateur et d’ordonnateur du cosmos.


SARASWATI — Parole, connaissance et musique

… à suivre !

error: Contenu protégé !